De canterbury à Rome, la via Francigena à travers l’Europe

29 Sep

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Partons à la découverte de la via Francigena de Canterbury à Rome avec Charles MYBER

Sigéric décrit dans son manuscrit 79 étapes dans son voyage retour: 48 en Italie, 7 en Suisse, et 24 en France.

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Les étapes de la « route des Francs »

Cet itinéraire, qui s’étend de Canterbury à Rome, passe en France par Calais, Arras, Reims, Chalons-en-Champagne, Bar-sur-Aube, Langres, Besançon et Pontarlier entre autres… En suivant la Via Francigena, vous traverserez donc les départements du Pas-de-Calais, de la Somme, de l’Aisne, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Haute-Saône et du Doubs, et effectuerez un trajet de près de 2000 km depuis l’Angleterre jusqu’à la ville Eternelle.

À peine élu archevêque de Canterbury, Sigéric se rendit en 990 à Rome pour recevoir le Pallium des mains du Pape. Il partit de Canterbury au printemps et arriva dans la cité du Latium en juillet.

Cathédrale de Canterbury

Elle est située au bord de la Manche, à 35 km des côtes françaises et du cap Gris-Nez. C’est donc la ville du Royaume-Uni la plus proche de la France.

Château-fort de Douvres

L’église Notre-Dame se trouve sur le chemin de pèlerinage de la Via Francigena. Elle est souvent considérée comme le départ de la voie en France.

Eglise Notre-Dame de Calais

Avant de s’enfoncer dans les terres, Sigéric longea la côte jusqu’à Wissant. Au cœur de la Côte d’Opale, La Terre des Deux Caps présente un environnement exceptionnel. Il semble plus probable que les pèlerins échouaient dans la baie de Wissant.

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Côte au large de Wissant

La ville est une cité particulièrement ancienne de par sa position stratégique, aux pieds des collines du Boulonnais.

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Au coeur de la vallée de la Hem se niche le bourg de Licques. Dans un cadre verdoyant, vous y découvrirez de superbes paysages.

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L’ancienne voie romaine qui traverse l’Artois est encore officiellement nommée :

Chaussée Brunehaut. Le cheminement sur la via Francigena se fait de Licques en passant par Alguines, Wisques, Thérouanne, Houdain, Mont Saint-Eloi pour arriver à Arras.

Wisques compte deux abbayes : l’Abbaye Notre-Dame de Wisques fondée par les Moniales de Sainte-Cécile de Solesmes, relais pour les pélerins et l’Abbaye Saint-Paul de Wisques où les moines fidèles à la règle de Saint-Benoît qui leur enjoint « ora et labora » organisent des retraites spirituelles et accueillent les pèlerins.

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Abbaye Notre-Dame

L’abbaye Notre-Dame de Wisques a été fondée en 1889, première filiale de l’Abbaye Sainte-Cécile de Solesmes. Depuis plus de cent ans, sur la colline de Wisques, les moniales bénédictines assurent leur office de louanges en chant grégorien. C’est aussi un relais pour les pèlerins, sur la Via Francigena.

Au Xe siècle, de très nombreux pèlerins avaient coutume d’y faire une halte lorsqu’ils suivaient les pas de Sigéric. Cette voie romaine empruntée par les humbles comme les empereurs, favorisa les échanges intellectuels à travers toute l’Europe.

Vue aérienne de Thérouanne
  • Le Mont Saint Eloi

Au nord de l’ancienne voie Romaine qui est aujourd’hui la via Francigena, on trouve l’abbaye du Mont Saint-Eloi, fondée par Saint-Vindicien, un disciple de Saint-Eloi.

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Au fil des ans, le monastère subit diverses attaques, connut une période d’apaisement et du XIème siècle à la révolution, elle devint une très grande abbaye abritant une communauté de chanoines augustins dont le dernier abbé fut guillotiné en 1791.

A son apogée, son influence s’étendit sur tout l’Artois. La Révolution provoqua sa fermeture. Les bâtiments conventuels furent vendus afin de récupérer les pierres comme matériaux de construction pour les chantiers des environs.

Heureusement grâce à l’intervention de l’État et du Département en 1836, les tours de la façade furent épargnées !

Durant la première guerre mondiale, elles servirent de point d’observation aux troupes françaises. Elles étaient un des points stratégiques pour la défense d’Arras. Les tours ne purent échapper aux bombardements allemands. Aujourd’hui ne s’élèvent que les deux tours en ruine et ne subsistent que des traces de l’abbaye : une partie du porche d’entrée de l’abbaye, le mur d’enceinte (que l’on peut apercevoir en prenant la route qui fait le tour de l’abbaye), quelques bâtiments de la ferme de l’abbaye et les prairies en terrasse aménagée par les chanoines de l’abbaye au XVIIIème siècle.

L’étape qui concerne Arras est Ablain-Saint Nazaire/Arras. Le tracé sur Arras se superpose à un chemin de randonnée déjà existant à partir de Sainte-Catherine (au Nord d’Arras), puis les rues Baudimont, Saint Aubert, Ernestale, Gambetta jusqu’à la gare, puis par l’avenue Lobbedez direction Bapaume.

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La Cathédrale

La vie du Vagabond de Dieu

Benoît-Joseph Labre, né le 26 mars 1748 à Amette en Artois est l’aîné d’une famille de 15 enfants. C’est un enfant discret de santé fragile qui vit une foi profonde. Il aspire à une vie monastique. N’ayant pas pu devenir moine, à 21 ans il choisit de devenir pèlerin mendiant. Par esprit de mortification, il fait vœu de ne pas se laver.

En sept ans, il parcourt en Europe près de 30 000 kilomètres d’un sanctuaire à l’autre dans un extrême dénuement.

Finalement, il s’établit à Rome, lieu qu’il affectionne particulièrement ; il partage la vie des plus pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant ce qu’il reçoit. Sous les quolibets des enfants qui se moquent de sa saleté, il montre une patience infinie et consacre une grande partie de ses journées à la prière dans les églises.

Il meurt à 35 ans, pauvre et détaché de tout bien matériel, le 16 avril 1783 à Rome, près de l’église Sainte-Marie-aux-Monts. A l’annonce de sa mort, le peuple, conscient de la sainteté de cet homme, parcourt les rues de la Ville Eternelle en criant « E morto il santo ! » « Le Saint est mort ».

Benoit-Joseph de Labre suivit toute sa vie la conduite du Christ : « savoir aimer ceux qui se sont perdus et les aimer dans leur perdition  même ». Il est surnommé le Vagabond de Dieu. L’église catholique a fait de lui le Saint patron des sans domicile fixe et des exclus.

Béatifié par Pie IX en 1860, il est canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1883.

Aujourd’hui, sa maison natale peut être visitée.

A l’origine Bapaume était une bourgade située sur la voie romaine. Il y a peu de patrimoine dans cette région où la guerre eut un effet dévastateur.

Eglise Saint-Nicolas de Bapaume

La porte de Bretagne (XVIIe siècle) comme les tours du château témoignent encore de son histoire de place forte. Sigéric ne cite pas Péronne mais le petit village de Doingt, célèbre autrefois pour ses nombreux moulins.

Porte de Bretagne, Péronne

Les pèlerins de la Via Francigena, comme ceux de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passent par cette ville, auront un programme chargé s’ils veulent visiter cette cité fortifiée :

L’un des monuments les plus remarquables est la cathédrale qui domine la colline et vaut à cette dernière le surnom de « montagne couronnée ». Elle fut édifiée à la fin du XIIème siècle et son chœur fut reconstruit au début du XIIIème siècle.

Premier édifice majeur de style gothique en France, elle servit de modèle aux cathédrales de Chartres et de Paris.

Outre les trois portails monumentaux (à l’ouest, au sud et au nord), on y admirera les quatre tours et la tour lanterne à la croisée du transept dont Villard de Honnecourt a dit qu’elles étaient « les plus belles du monde ».

Deux de ces tours sont ornées de statues de bœufs grandeur nature, en référence à la légende selon laquelle le bœuf chargé de monter sur la colline les matériaux nécessaires à la construction de la cathédrale, épuisé, aurait été remplacé par un autre bœuf qui serait alors apparu.

L’intérieur de l’édifice aux proportions harmonieuses est grandiose.

La nef comporte 11 travées. 27 chapelles latérales s’ouvrent sur les collatéraux de la nef et du chœur. La croisée du transept qui s’élève à plus de 30 mètres, invite à l’élévation de l’âme.

Au nord de la cathédrale, on remarquera le palais épiscopal où est aujourd’hui installé le tribunal de grande instance de la ville.

En arpentant les rues, on admirera également l’HôtelDieu, datant du XIIème siècle dont la salle gothique accueillait les voyageurs et les pèlerins.

La chapelle des Templiers qui possède une nef octogonale et un clocher peigne, date de la même époque.

Enfin, Laon possède trois abbayes :

– Saint-Vincent (VIème siècle) qui a souffert de nombreuses destructions dont la dernière, due à un incendie, date de 2008,

– Saint-Jean (VIIème siècle), devenue l’hôtel de la préfecture et du département de l’Aisne,

– Saint-Martin (XIIème siècle) qui héberge aujourd’hui la bibliothèque municipale et un centre hospitalier.

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Cathédrale de Laon

Reims (Marne)

La visite des tours de la cathédrale s’impose : elle vous fera découvrir le chemin de ronde, les bourdons, la galerie des rois et vous dévoilera une curieuse charpente.

La basilique Saint-Remi abrite les reliques de l’évêque Saint-Remi qui a baptisé Clovis roi des Francs et abrita durant des siècles la Sainte Ampoule. Actuellement, l’ancienne abbaye abrite un intéressant musée sur l’histoire de Reims de la période gallo-romaine à nos jours.

D’autres édifices complètent ce patrimoine religieux et présentent également un intérêt :

– l’Eglise Saint-Jacques de Reims, seule église paroissiale d’avant le Révolution subsistant à Reims,

– l’Eglise Saint-Maurice, ancienne chapelle du collège des Jésuites,

– l’Ancien collège des Jésuites, construit au XVIIème siècle, classé monument historique,

– la Basilique Sainte-Clotilde.

 De nombreux monuments historiques et façades Art Déco s’ajoutent à ce patrimoine religieux le Palais du Tau (à droite de la Cathédrale), le musée des Beaux-Arts, le musée du vieux Reims…

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Basilique Saint-Rémi de Reims

En allant vers Chalons, passez par le village de Verzenai qui est à la porte du parc régional de la Montagne de Reims.Puis poursuivez vers Chalons par le canal latéral de la Marne.On invite le pèlerin à commencer sa visite par la collégiale de Notre-Dame-en-Vaux (XIIème – XVème siècle) qui est l’emblème de la ville. Ce sanctuaire attira de nombreux pèlerins car il possédait la relique du Saint-Nombril-du-Christ jusqu’au début du XVIIIème siècle. Il fut aussi un important centre de pèlerinage à la Vierge. Aujourd’hui, on peut encore y entendre l’un des plus grands carillons d’Europe et admirer un remarquable ensemble de vitraux dont certains datent du XVIème siècle.Cet édifice gothique a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques.

Basilique Notre-Dame-de-l’Epine, Châlons-en-Champagne

La ville est située dans le sud de la Champagne, au sein du parc naturel régional de la forêt d’Orient.

Elle se distingue par son magnifique château surplombant la localité et la région qui a toujours abrité les grandes familles de Brienne.

De 1779 à 1790, le château abrite une école militaire où Napoléon Bonaparte est élève pendant 5 ans.

Deux faits marqueront l’histoire de la ville : la jeunesse de Napoléon 1er à l’école militaire et les batailles qui marquèrent la fin de la campagne de France de 1814.

Napoléon Bonaparte, très attaché à cette ville, lui léguera dans son testament 1 200 000 francs or pour sa construction.

En 1940, la ville fut détruite en grande partie par un incendie. Après quelques années de reconstruction, Brienne a pris l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui.

Les visiteurs, en traversant Brienne, croiseront son passé chargé d’histoire. Des visites guidées leur feront découvrir les trésors de cette ville :

L’hôtel de ville, les églises Saint Pierre et Saint Paul, la place Bonvalot, la halle, la rue du château

Dans la chapelle attenante à l’ancienne école militaire construite en 1840 par les Carmélites, se tient le musée du Trésor des Eglises.

Créé en 1995, ce musée participe à la préservation du patrimoine religieux pour les générations futures. Peintures, sculptures et pièces d’orfèvrerie du XIème au XIXème siècle provenant des églises des alentours, y sont rassemblées.

La réserve naturelle de la forêt d’Orient protège une faune riche et diversifiée, parfois rare, liée à l’eau et au milieu forestier.

L’Ecomusée de la forêt d’Orient situé à Brienne-la-Vieille abrite un riche patrimoine rural et artisanal et expose de remarquables collections rassemblées dans un cadre naturel par deux associations.

Une ancienne voie romaine traverse Dienville et quelques édifices témoignent du passé historique de Dienville : l’église Saint-Quentin abrite entre autres de belles statues et une sépulture mérovingienne. On remarquera aussi une jolie halle en pierre.

Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul de Brienne-le-Château

L’existence de Bar-sur-Aube remonte à la plus haute Antiquité.

On dit qu’au Vème siècle, sur la colline, Sainte Germaine fut martyrisée par les vandales.

La colline Sainte-Germaine reste un site remarquable pour le point de vue panoramique qu’elle offre ; on voit d’ici la Croix de Lorraine de Colombey-les-deux-Eglises. On y accède à pied ou en voiture et on aboutit à une chapelle de pèlerinages élevée pour Sainte Germaine, martyre en 451 (décapitée par ordre d’Attila).

De l’époque féconde des foires de Champagne, Bar sur Aube a gardé un riche patrimoine architectural. Aujourd’hui la ville ancienne, ceinturée de boulevards à l’emplacement des remparts disparus, conserve encore ses petites rues pittoresques, ses vieux hôtels, ses deux églises :

Saint-Pierre du XIIème siècle, entourée d’une galerie de bois – halloy – qui servait aux marchands au temps des foires. A l’intérieur, de belles pierres tombales pavent le sol.

Saint-Maclou, édifice classé au titre des monuments historiques, ancienne chapelle du château des comtes de Champagne dont il reste le donjon (XIIème siècle) devenu clocher et une belle façade classique ajoutée au XVIIIème siècle. Mais cette église est hélas fermée au public car les travaux de restauration sont trop coûteux pour cette petite commune.

La via Francigena passe par Bar-sur-Aube en venant de Brienne-le-Château et en allant vers Clairvaux.
En quittant Bar-sur-Aube, vous ne manquerez pas de faire une halte à l’abbaye de Clairvaux.Vous pourrez continuer votre voyage en visitant la côte des bars et emprunter la route touristique du champagne aux jolis paysages vallonnés.

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Le pont de l’ancienne voie romaine à Spoy

Dire que les pèlerins cheminant vers Rome passaient par là, semble insuffisant.

Les monuments transformés en points essentiels sur la via Francigena ont pour but de donner une âme à la route des Francs. Clairvaux doit devenir une étape majeure en France.

Cette abbaye cistercienne, fondée au XIIème siècle par Saint-Bernard, reste un chef-d’oeuvre français de l’architecture monacale. Elle fut transformée en prison par Napoléon. On y découvre divers bâtiments retraçant l’histoire des lieux :

Le splendide bâtiment des convers avec son cellier et son dortoir (XIIème siècle), la Grange du XVIème siècle, l’hostellerie des Dames et le Grand Cloître classique du XVIIIème siècle.

L’abbaye se trouve sur la voie et doit devenir un point clé du renouveau de la via Francigena. Vous pourrez y être accueilli toute l’année pour obtenir des informations et visiter le lieu.

C’est aussi un point de départ pour un cheminement sur la via Francigena GR® 145.

A quelques pas de l’ancienne abbaye de Clairvaux, une vaste forêt domaniale traversée par un petit vallon aujourd’hui nommé Saint Bernard vous invite à la promenade.

Deux kilomètres plus loin, vous accèderez au site classé de la jolie fontaine Saint-Bernard dont les eaux limpides, après avoir traversé un bassin puis un canal, rejoignent le ruisseau de Saint-Bernard. Vous goûterez la sérénité de ce lieu à l’ombre de très vieux épicéas.

Selon la légende, Bernard de Clairvaux aurait fondé à cet endroit, en 1114, son monastère avant de le déplacer sur son site actuel.
L’abbaye de Clairvaux fête cette année ses 900 ans. De nombreuses manifestations sont prévues.

Venez nous rejoindre le 21 octobre pour Les Rencontres de la via Francigena

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Bâtiment des convers, abbaye de Clairvaux

Cette bourgade située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Chaumont vous séduira par son caractère médiéval. La ville est un lieu de passage très fréquenté par les pèlerins de la Via Francigena.

Eglise Notre-Dame-en-son-Assomption, Châteauvillain

L’abbaye de Mormant est une ancienne commanderie située entre les communes de Richebourg et de Leffonds, dans l’actuel département de la Haute-Marne. Plus qu’une abbaye, Mormant se place dans la lignée des hôpitaux-hôtellerie de chemin que comptait la France du Moyen Age.

Hôtellerie de l’abbaye de Mormant

Langres est une étape incontournable sur la « voie des Francs ». C’est une ville haute perchée et magnifique avec sa cathédrale gothique et ses remparts médiévaux.

Plateau de Langres

Eglise Saint-Christophe de Champlitte

Après avoir acquis un siège épiscopal dès le IIIe siècle, les églises et les abbayes se multiplient pendant la période du Haut Moyen Age. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la citadelle de Besançon est un lieu incontournable du tourisme dans la ville et en Franche-Comté.

Vue aérienne de Besançon

La ville d’Ornans vibre au souvenir de Gustave Courbet. Vous passerez devant sa maison natale et pourrez voir des reproductions de ses tableaux en chaque lieu où il s’est installé pour les peindre. La vallée de la Loue sera votre fil conducteur pour suivre la Via Francigena.

La Loue traversant le village d’Ornans

La Loue, en cascade, gronde en contrebas où vous pourrez admirer ses eaux bouillonnantes. Au Chalet de la Loue vous pourrez vous restaurer avec un Morbiflon, c’est-à-dire du pain tartiné de Morbier, de jambon, et de saucisse de Morteau… Après cet instant de restauration, vous reprendrez votre route en montant vers Ouhans.

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Source de la Loue

Ancienne cité gallo-romaine, Pontarlier doit son développement à sa situation stratégique sur la route permettant de relier l’Europe du Nord à l’Italie via Besançon, les montagnes du Jura.

Porte de l’ancienne chapelle des Annonciades, Pontarlier

C’est le dernier village en France sur la Via Francigena.

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Vue sur le village et l’église-de-l’Assomption des Fourgs

Cathédrale Notre-Dame de Lausanne

Le château d’Yverdon-les-Bains

Château de Chillon sur le lac Léman, près de Montreux

Après des milliers de pèlerins, de marchands, de soldats, de voyageurs, c’est vous qui aujourd’hui franchissez les portes de ce site historique.

Col du Grand Saint-Bernard, vue sur le poste frontière et la partie italienne

Ivrea (Ivrée) traversée par la Doire baltée

Piazza Cavour, Vercelli (Verceil)

Cathédrale San Donnino, Fidenza

Eglise San Francisco, Sarzana

La ville de Lucques est une étape indispensable pour découvrir la Toscane. Ses remparts des XVIe et XVIIe siècles sont aménagés de jardins et sont devenus un lieu de promenade. Son centre historique médiéval magnifiquement conservé est à voir absolument. La ville compte également de très beaux édifices religieux. Elle était traversée par la Via Francigena.

Le Duomo di San Martino, cathédrale de Lucques

La Voie Francigena coupe non seulement le territoire siennois de nord en sud, mais pénètre aussi la ville du « Palio » (course de cavaliers en costumes médiévaux), en passant dans le Terzo di Città (« Tiers de Ville ») et dans le Terzo di San Martino (« Tiers de Saint Martin »).

Le centre historique de Sienne dominé par la Torre del Mangia, le Duomo…

Le Palais des papes et le campanile du Dôme Saint-Laurent, Viterbe
Via.Francigena-Noel

Via.Francigena-Noel

A pied ou en voiture, l’arrivée n’est pas simple. Il n’y a plus de balisages depuis longtemps. La Via Trionfale débouche sur un carrefour et la Piazza Medaglie d’Oro. Un peu plus bas, le Parco Mellini, et au bout d’une allée, un chemin en balcon sur la colline d’où l’on découvre Rome, et en son centre la Coupole de la Basilique Saint-Pierre… La finale doit se faire à pied. La descente est laborieuse, par la route sans bas-côté, on arrive à l’entrée de la ville Eternelle, la Via Leone IV conduit à la Piazza Risorgimento, et là à droite la Via Porta Angelica longe le mur d’enceinte de la cité du Vatican, jusqu’à la Porte Sainte-Anne, entrée de la Garde Suisse.

Nombreuses information,s sur laviafrancigenaenfrance.fr

et retrouvez l’actualité de la via Francigena ici

 

Merci aux offices du Tourisme qui ont collaborés à la réalisation de cette page et à l’observatoire du patrimoine religieux

 

 

 

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